17 fiches sur la vie de Mohamed selon la Sîra et le Coran.
Guerres et conflits
Guerres et conflits
La bataille de Badr (624)
Selon la Sîra, la première grande bataille de l'islam oppose à Badr environ 313 musulmans aux Mecquois venus protéger leur caravane. Les critiques relèvent qu'elle marque le début des expéditions armées et que des prisonniers, comme 'Uqba ibn Abî Mu'ayt et Nadr ibn al-Hârith, y furent exécutés selon Ibn Ishâq. Ils y voient une offensive liée au butin autant qu'à la défense.
Ibn Hishâm, Sîra — récit de la bataille de Badr
Les musulmans y voient une bataille défensive et un tournant providentiel de l'histoire islamique.
Guerres et conflits
La bataille d'Uhud (625)
Un an après Badr, les musulmans subissent une défaite à Uhud face aux Mecquois. Les critiques notent que le Coran lui-même évoque ce revers (sourate 3) et que la Sîra décrit la mort et la mutilation de Hamza, l'oncle du Prophète. Ils s'en servent pour relativiser l'idée d'un soutien divin systématique.
Ibn Hishâm, Sîra — récit d'Uhud
Les musulmans contestent cette lecture et y voient une interprétation hostile des textes.
Guerres et conflits
Le siège de Khaybar (628)
L'oasis juive de Khaybar est assiégée puis conquise ; ses terres et son butin sont partagés entre les musulmans. Les critiques citent le récit d'Ibn Ishâq selon lequel Kinâna ibn al-Rabî' aurait été mis à la torture pour révéler l'emplacement d'un trésor avant d'être exécuté. Ils présentent l'expédition comme une guerre de conquête autant que de représailles.
Ibn Ishâq / Ibn Hishâm, Sîra — récit du siège de Khaybar
Les musulmans présentent Khaybar comme une réponse aux hostilités et contestent certains détails du récit d'Ibn Ishâq.
Guerres et conflits
L'expulsion des Banu Nadir (625)
La tribu juive des Banu Nadir est expulsée de Médine et ses palmeraies confisquées. Le Coran (59:2) présente cette expulsion comme un châtiment divin : « C'est Lui qui a expulsé de leurs maisons, à l'occasion du premier rassemblement, ceux qui parmi les gens du Livre ont mécru ». Les critiques y voient une spoliation collective motivée par des raisons politiques.
Coran 59:2 ↗ 📄 Page 545هُوَ ٱلَّذِىٓ أَخْرَجَ ٱلَّذِينَ كَفَرُوا۟ مِنْ أَهْلِ ٱلْكِتَـٰبِ مِن دِيَـٰرِهِمْ لِأَوَّلِ ٱلْحَشْرِ ۚ مَا ظَنَنتُمْ أَن يَخْرُجُوا۟ ۖ وَظَنُّوٓا۟ أَنَّهُم مَّانِعَتُهُمْ حُصُونُهُم مِّنَ ٱللَّهِ فَأَتَىٰهُمُ ٱللَّهُ مِنْ حَيْثُ لَمْ يَحْتَسِبُوا۟ ۖ وَقَذَفَ فِى قُلُوبِهِمُ ٱلرُّعْبَ ۚ يُخْرِبُونَ بُيُوتَهُم بِأَيْدِيهِمْ وَأَيْدِى ٱلْمُؤْمِنِينَ فَٱعْتَبِرُوا۟ يَـٰٓأُو۟لِى ٱلْأَبْصَـٰرِ
C’est Lui qui a expulsé de leurs maisons, ceux parmi les gens du Livre qui ne croyaient pas, lors du premier exode . Vous ne pensiez pas qu’ils partiraient, et ils pensaient qu’en vérité leurs forteresses les défendraient contre Allah. Mais Allah est venu à eux par où ils ne s’attendaient point, et a lancé la terreur dans leurs cœurs. Ils démolissaient leurs maisons de leurs propres mains, autant que des mains des croyants. Tirez-en une leçon, ô vous êtes doués de clairvoyance. 1
Ibn Hishâm, Sîra — récit de l'expulsion des Banu Nadir
Les musulmans invoquent une tentative d'assassinat du Prophète par des membres de la tribu pour justifier l'expulsion.
Guerres et conflits
La conquête de La Mecque (630)
La prise de La Mecque se fait presque sans combat et s'accompagne d'une amnistie générale. Les critiques relèvent toutefois que quelques personnes furent proscrites, dont 'Abdallâh ibn Khattal, exécuté alors qu'il s'était accroché aux rideaux de la Ka'ba selon la Sîra. Ils nuancent ainsi le récit d'une clémence totale.
Ibn Hishâm, Sîra — récit de la conquête de La Mecque et des proscrits
Les musulmans insistent sur le caractère exceptionnellement clément de cette conquête pour l'époque.
Femmes
Femmes
Le mariage avec Zaynab bint Jahsh
Zaynab bint Jahsh était l'épouse de Zayd, le fils adoptif du Prophète ; après leur divorce, le Prophète l'épousa lui-même. Le Coran (33:37) valide ce mariage et abolit du même coup l'adoption plénière telle qu'elle existait : Zayd n'est plus considéré comme son fils. Les critiques estiment que la révélation servit ici un intérêt personnel.
Coran 33:37 ↗ 📄 Page 423وَإِذْ تَقُولُ لِلَّذِىٓ أَنْعَمَ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَأَنْعَمْتَ عَلَيْهِ أَمْسِكْ عَلَيْكَ زَوْجَكَ وَٱتَّقِ ٱللَّهَ وَتُخْفِى فِى نَفْسِكَ مَا ٱللَّهُ مُبْدِيهِ وَتَخْشَى ٱلنَّاسَ وَٱللَّهُ أَحَقُّ أَن تَخْشَىٰهُ ۖ فَلَمَّا قَضَىٰ زَيْدٌ مِّنْهَا وَطَرًا زَوَّجْنَـٰكَهَا لِكَىْ لَا يَكُونَ عَلَى ٱلْمُؤْمِنِينَ حَرَجٌ فِىٓ أَزْوَٰجِ أَدْعِيَآئِهِمْ إِذَا قَضَوْا۟ مِنْهُنَّ وَطَرًا ۚ وَكَانَ أَمْرُ ٱللَّهِ مَفْعُولًا
Quand tu disais à celui qu’Allah avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé : "Garde pour toi ton épouse et crains Allah !" Et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens alors que c’est Allah qui devait être plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté . 1
Les musulmans voient dans ce verset une réforme sociale (l'abolition de l'adoption préislamique) et non un privilège personnel.
Femmes
Safiyya bint Huyayy, captive de Khaybar
Safiyya, issue d'une famille dirigeante juive, est capturée lors de la prise de Khaybar après la mort au combat de son mari, de son père et de son frère. Elle est attribuée puis épousée par le Prophète. Les critiques parlent d'un mariage avec une captive de guerre endeuillée ; les sources musulmanes soulignent qu'elle fut affranchie avant le mariage.
Sahih al-Bukhârî, Kitâb al-Maghâzî — Livre des expéditions ; récit de Khaybar et de Safiyya
Ibn Hishâm, Sîra — récit de Khaybar
Les musulmans présentent ce mariage comme un affranchissement et une protection accordée à Safiyya.
Femmes
Mâriya la Copte, la concubine
Mâriya, esclave copte offerte au Prophète par le Muqawqis d'Égypte, devient sa concubine et la mère de son fils Ibrâhîm. Une partie de l'exégèse rattache à cet épisode le verset 66:1 : « Ô Prophète ! Pourquoi t'interdis-tu ce qu'Allah t'a rendu licite ? », le Prophète s'étant interdit Mâriya pour apaiser la jalousie de ses épouses. Les critiques y voient la trace d'une vie de harem entérinée par la révélation.
Coran 66:1 ↗ 📄 Page 560يَـٰٓأَيُّهَا ٱلنَّبِىُّ لِمَ تُحَرِّمُ مَآ أَحَلَّ ٱللَّهُ لَكَ ۖ تَبْتَغِى مَرْضَاتَ أَزْوَٰجِكَ ۚ وَٱللَّهُ غَفُورٌ رَّحِيمٌ
Ô Prophète ! Pourquoi, en recherchant l’agrément de tes femmes, t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ? Et Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux.
Ibn Hishâm, Sîra — Mâriya offerte par le Muqawqis ; naissance d'Ibrâhîm
Les musulmans contestent le rattachement du verset 66:1 à Mâriya — d'autres exégèses l'attribuent à un incident lié au miel.
Femmes
Les privilèges matrimoniaux du Prophète (33:50)
Le verset 33:50 accorde au seul Prophète des dérogations matrimoniales : il peut garder plus de quatre épouses, épouser toute croyante qui s'offre à lui, et disposer de « celles que ta main droite possède » (les captives). Les critiques estiment que ce verset taille une loi sur mesure pour le Prophète. Le verset précise d'ailleurs : « c'est un privilège pour toi, à l'exclusion des autres croyants ».
Coran 33:50 ↗ 📄 Page 424يَـٰٓأَيُّهَا ٱلنَّبِىُّ إِنَّآ أَحْلَلْنَا لَكَ أَزْوَٰجَكَ ٱلَّـٰتِىٓ ءَاتَيْتَ أُجُورَهُنَّ وَمَا مَلَكَتْ يَمِينُكَ مِمَّآ أَفَآءَ ٱللَّهُ عَلَيْكَ وَبَنَاتِ عَمِّكَ وَبَنَاتِ عَمَّـٰتِكَ وَبَنَاتِ خَالِكَ وَبَنَاتِ خَـٰلَـٰتِكَ ٱلَّـٰتِى هَاجَرْنَ مَعَكَ وَٱمْرَأَةً مُّؤْمِنَةً إِن وَهَبَتْ نَفْسَهَا لِلنَّبِىِّ إِنْ أَرَادَ ٱلنَّبِىُّ أَن يَسْتَنكِحَهَا خَالِصَةً لَّكَ مِن دُونِ ٱلْمُؤْمِنِينَ ۗ قَدْ عَلِمْنَا مَا فَرَضْنَا عَلَيْهِمْ فِىٓ أَزْوَٰجِهِمْ وَمَا مَلَكَتْ أَيْمَـٰنُهُمْ لِكَيْلَا يَكُونَ عَلَيْكَ حَرَجٌ ۗ وَكَانَ ٱللَّهُ غَفُورًا رَّحِيمًا
Ô Prophète ! Nous t’avons rendue licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr (dot), ce que tu as possédé légalement parmi les captives [ou esclaves] qu’Allah t’a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles, - celles qui avaient émigré en ta compagnie, - ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle: c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu’ils possèdent, afin qu’il n’eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
Les musulmans y voient des dispositions liées à la fonction prophétique et aux alliances tribales, pas un privilège de complaisance.
Femmes
L'interdiction d'épouser ses veuves (33:53)
Le verset 33:53 interdit aux croyants d'épouser les épouses du Prophète après lui : « Il ne vous convient pas d'offenser le Messager d'Allah, ni d'épouser ses veuves après lui ». Les critiques relèvent que cette interdiction, présentée comme parole divine, protège le statut exclusif du Prophète jusque dans la mort. Elles restèrent veuves jusqu'à la fin de leur vie.
Les musulmans y voient une marque d'honneur due aux « mères des croyants ».
Esclavage
Esclavage
Le Prophète possédait des esclaves
Les sources musulmanes elles-mêmes (Sîra et hadiths) mentionnent les esclaves et serviteurs du Prophète, comme Zayd ibn Hâritha — qu'il affranchit — ou Anjasha. Les critiques en concluent que l'esclavage n'a pas été aboli mais encadré : affranchir est méritoire, posséder reste licite. Le Coran ne prononce en effet aucune abolition de l'esclavage.
Ibn Hishâm, Sîra — mention des serviteurs et affranchis du Prophète
Sahih al-Bukhârî, Kitâb al-'Itq — Livre de l'affranchissement
Les musulmans rappellent que l'islam a restreint les sources de l'esclavage et encouragé l'affranchissement comme acte pieux.
Esclavage
« Ce que vos mains droites possèdent »
Le Coran autorise à plusieurs reprises les relations avec les esclaves et captives désignées comme « ce que vos mains droites possèdent », notamment en 4:24 et 33:50, en dehors du cadre du mariage. Les critiques estiment que cela légitime l'esclavage sexuel des captives de guerre. Le verset 33:50 l'accorde explicitement au Prophète lui-même.
Coran 33:50 ↗ 📄 Page 424يَـٰٓأَيُّهَا ٱلنَّبِىُّ إِنَّآ أَحْلَلْنَا لَكَ أَزْوَٰجَكَ ٱلَّـٰتِىٓ ءَاتَيْتَ أُجُورَهُنَّ وَمَا مَلَكَتْ يَمِينُكَ مِمَّآ أَفَآءَ ٱللَّهُ عَلَيْكَ وَبَنَاتِ عَمِّكَ وَبَنَاتِ عَمَّـٰتِكَ وَبَنَاتِ خَالِكَ وَبَنَاتِ خَـٰلَـٰتِكَ ٱلَّـٰتِى هَاجَرْنَ مَعَكَ وَٱمْرَأَةً مُّؤْمِنَةً إِن وَهَبَتْ نَفْسَهَا لِلنَّبِىِّ إِنْ أَرَادَ ٱلنَّبِىُّ أَن يَسْتَنكِحَهَا خَالِصَةً لَّكَ مِن دُونِ ٱلْمُؤْمِنِينَ ۗ قَدْ عَلِمْنَا مَا فَرَضْنَا عَلَيْهِمْ فِىٓ أَزْوَٰجِهِمْ وَمَا مَلَكَتْ أَيْمَـٰنُهُمْ لِكَيْلَا يَكُونَ عَلَيْكَ حَرَجٌ ۗ وَكَانَ ٱللَّهُ غَفُورًا رَّحِيمًا
Ô Prophète ! Nous t’avons rendue licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr (dot), ce que tu as possédé légalement parmi les captives [ou esclaves] qu’Allah t’a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles, - celles qui avaient émigré en ta compagnie, - ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle: c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu’ils possèdent, afin qu’il n’eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
Coran 4:24 ↗ — exception pour « celles que vos mains droites possèdent »
Les musulmans objectent que ces versets encadraient une pratique universelle à l'époque et imposaient des devoirs envers les captives.
Esclavage
Bilâl affranchi par Abû Bakr
Bilâl, l'esclave abyssin devenu premier muezzin de l'islam, fut — selon la Sîra — acheté puis affranchi par Abû Bakr, et non par le Prophète lui-même. Les critiques notent que l'exemple le plus célèbre d'affranchissement de l'époque prophétique est donc l'œuvre d'un compagnon. Les musulmans en font néanmoins un symbole de l'égalité islamique face au racisme.
Ibn Hishâm, Sîra — Abû Bakr achète et affranchit Bilâl
Les musulmans présentent Bilâl comme la preuve vivante que l'islam ne distingue ni race ni statut social.
Critiques diverses
Critiques diverses
L'épisode des « versets sataniques »
Al-Tabarî rapporte dans son Tafsîr, au commentaire du verset 22:52, que Satan aurait fait prononcer au Prophète un éloge des idoles mecquoises (« ce sont les grues sublimes »), ensuite abrogé et remplacé. Les critiques s'appuient sur ce récit pour soutenir que la révélation aurait pu être altérée. La plupart des savants musulmans considèrent toutefois la chaîne de ce récit comme faible et l'épisode comme non avéré.
al-Tabarî, Jâmi' al-bayân (Tafsîr) — commentaire de Coran 22:52 ; récit des gharânîq
Coran 22:52 ↗ — « Nous n'avons envoyé avant toi ni messager ni prophète sans que Satan jette [quelque chose] dans sa récitation »
Les musulmans rejettent majoritairement l'authenticité de cet épisode et contestent l'interprétation qu'en font les critiques.
Critiques diverses
Le cinquième du butin (khumus)
Le Coran (8:41) attribue un cinquième du butin de guerre « à Allah, au Messager, aux proches, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur ». Les critiques relèvent que le Prophète percevait ainsi personnellement une part du butin de chaque expédition, ce qui, selon eux, créait une incitation matérielle à la guerre. La Sîra décrit le partage du butin après Badr, Khaybar et Hunayn.
Coran 8:41 ↗ — le cinquième du butin pour Allah et le Messager
Ibn Hishâm, Sîra — partage du butin après les expéditions
Les musulmans expliquent que cette part finançait l'État naissant et les œuvres communes, pas l'enrichissement personnel.
Critiques diverses
La malédiction d'Abû Lahab (sourate 111)
La sourate 111, « Les fibres », maudit nommément l'oncle du Prophète, Abû Lahab, et son épouse : « Que périssent les mains d'Abû Lahab ! [...] Sa femme, porteuse de bois, aura au cou une corde de fibres ». Les critiques s'étonnent qu'un livre se présentant comme la parole éternelle de Dieu contienne une invective ad hominem contre un contemporain du Prophète. Les musulmans y voient au contraire une prophétie, Abû Lahab étant mort sans s'être converti.
Les musulmans y voient une prophétie accomplie et un avertissement universel, pas une simple vengeance personnelle.
Critiques diverses
Le cas d'Asmâ' bint Marwân
Ibn Ishâq rapporte dans la Sîra qu'Asmâ' bint Marwân, poétesse qui satirisait le Prophète, aurait été assassinée de nuit sur son ordre. Les critiques citent ce récit parmi les éliminations d'opposants non combattants. Les traditionnistes musulmans soulignent toutefois que la chaîne de ce récit est jugée faible et que beaucoup le tiennent pour non authentique.
Ibn Ishâq, Sîra (via Ibn Hishâm) — récit de l'assassinat d'Asmâ' bint Marwân ; chaîne jugée faible
Les musulmans rejettent majoritairement l'authenticité de ce récit en raison de la faiblesse de sa chaîne de transmission.